Día 18 - Retour vers le futur


Aujourd'hui les gringos se cultivent, et vont voyager dans le temps à plusieurs reprises . 

Ca commence dès qu'on arpente les rues de Villa de Leyva: c'est comme si le temps s'était arrêté dans ce village colonial aux rues pavées et aux murs blancs. Il a d'ailleurs été déclaré monument national en 1954, et on comprend pourquoi, tellement c'est plein de charme.



la Plaza Mayor, une des plus grandes places du pays


En remontant les rues, on peut parfois passer devant d'anciennes demeures coloniales qui ont été restaurées et réaménagées de façon à accueillir divers commerces/restaurants/cafés: ne pas hésiter à y entrer.

une vendeuse d'ail (je crois), 
devant l'entrée d'une casa

casa de Juan de Castellanos


Au détour d'une rue, on tombe par hasard sur une boulangerie (il me semble) franco-colombienne, offrant le parfait cliché pour notre bande:

France - Colombie: 6,5 - 1,5

On pourrait errer dans ce village toute la journée, mais ce serait dommage car les alentours ont pas mal à offrir. 
A commencer par los Pozos Azules ("les puits bleus"), des piscines naturellement bleues-vertes grâce au soufre qui s'y trouve dans l'eau. Dommage qu'il fasse frais - on est à 2140 m d'altitude - sinon j'aurais bien piqué une petite tête (je sais pas si on a le droit en plus…), comme le perro qui nous suivra une bonne partie de la balade, pour le plus grand bonheur d'Aurore, Flore et Isa :)



le perro a tout compris!




tu veux être mon copain?


Après cette pause nature, on part faire un saut dans le temps pour aller rendre visite à El Fósil, un impressionnant fossile de bébé kronosaurus (merci Lonely Planet!) mieux de 120 millions d'années. Avec ses 7m de long, c'est le fossile de reptile marin le plus complet au monde.

el Fósil


Certains - dont je fais partie - ont préféré aller voir ailleurs, et faire joujou avec des bêbêtes plus vivantes: des mygales. Et là tu as 3 profils:
- celui qui est super-méga à l'aise, genre il a toujours fait ça - Laurent
- celui qui est un peu moins détendu, mais qui gère en prenant un max sur lui - Benji
- celle qui est pas du tout à l'aise mais qui voulait tester - moi, à la base j'étais simplement censée prendre des photos!
Du coup, la mygale sur le bras ça passe, mais pas sur la tête. Surtout quand tu vois les crochets que ça a, même si y a plus de venin!

Laurent, dans son milieu

Benji, qui gère

Je suis pas la plus à l'aise 
du monde à cet instant précis

normal

respire Benji!

z'avez vu ces crochets?!

Histoire de se remettre de ces émotions, direction Sutamarchán, la capitale colombienne de la longaniza (espèce de saucisse) pour la pause déjeuner. Les effluves de grillade flottent partout dans la ville, donc pour choisir le restau on a fait au plus près de là où on a garé les voitures. Sinon vous pouvez comptez sur les rabatteurs pour vous guider :)

On l'aura compris c'est pas ici qu'on va demander des légumes, donc on commande la fameuse picada, constituée de plein de morceaux de viande/saucisse et patates (un peu plus de détails à la fin du día 1) entre autres. 
Et là on n'a pas compris la politique du restau: picada pour 1 pers 13000 COP, picada pour 6 pers. 78000 COP, soit 6x13000…elle est où la promo?! Mais c'est pas grave parce qu'au final on a eu tout ça (picada + limonade fraîche) pour seulement 25-30  euros :)

à l'attaaaaaaaaaque!!!

L'après-midi direction Ráquira, la capitale colombienne de la poterie, où on trouve de tout: plats, bols, carafes, jouets, décorations… 


Sans parler des façades multicolores des magasins d'artisanat, et le marché qui nous a permis de faire connaissance avec plein de légumes/fruits qu'on ne croisera pas en France. 

place centrale de Ráquira





mais pourquoi ils sont naranja vos poussins? 
parce que ça plait aux touristes… ça c'est dit!


Bon le temps passe, et il nous reste encore 2 choses à voir. La première c'est la plus grande maison en argile construite au monde! Sur ce coup l'architecte s'est fait plaisir - et a dû en chi** puisqu'il aurait fait ça à la main, 160m2 quand même - mais a pensé à tout pour qu'on puisse y vivre. Arrivés trop tard, on a pu simplement prendre une photo à distance.

Casa Terracota ou Casa de Barro

Conscients que ça avait dû fermer vu l'heure, on va quand même jusqu'au site archéologique El Infiernito (petit enfer), site pré-colombien muisca où sont érigés de nombreux menhirs, et ayant servi d'observatoire astronomique entre autres.
Le gardien sur place a été super sympa et nous a expliqué les grandes lignes de l'histoire de ce site, tout en nous laissant prendre quelles photos.

une partie del Infiernito 

Retour à Villa de Leyva, et direction la Casa Quintero pour y trouver une pizzeria où les pizzas n'étaient pas mauvaises, mais le staff assez particulier… 


Día 17 - La French Touch en Colombie


Aaaaahhh, une bonne grasse mat', histoire de récupérer de la rando de la veille dans le PNN Tayrona, c'est plus que mérité… mais pas pour aujourd'hui!!! Non, non, aujourd'hui on doit choper le vol de 8h30 pour Bogotá, donc lever à 5h30: ouch, ça fait mal :s

Mais pourquoi on s'inflige ça, alors qu'on est en vacances??? Justement parce qu'on veut continuer nos vacances dans une autre région du pays: direction le département de Boyacá, plus particulièrement la ville de Villa de Leyva.

Mais avant de pouvoir poser nos sacs là-bas, il va falloir affronter quelques épreuves, sinon ce serait pas marrant, on est d'accord :)
La première épreuve consistera à s'extirper de la capitale avec les voitures de loc'… Après quelques jours sans conduire dans le pays, recommencer en plein coeur de Bogotá, c'est comme courir un marathon alors qu'on a jamais couru plus de 5 km. 
La comparaison est valable niveau temps - il nous a fallu plus de 1h pour faire 5km - et au niveau test de ses limites physico-mentales:
- faut pas avoir peur de jouer des coudes avec les gros pick-up (histoire de pas perdre de vue l'autre voiture, sinon c'est foutu sans GPS), 
- faut pouvoir retenir sa respiration car les camions rejettent de véritables nuages noirs à la moindre accélération 
- faut se concentrer pour ne pas écraser les vendeurs qui déambulent au milieu des files, quand c'est pas les motos qui y roulent (aaahhh ces motards… ^^) 
- faut être patient et résister à l'appel de la sieste - merci la musique, mais pas mes 3 gringos de covoitureurs qui ne s'empêchent pas de roupiller ^^

Une fois échappés de l'enfer routier de la capitale, et nos estomacs comblés, c'est reparti. Et cette fois la route est beaucoup plus agréable: on change carrément de paysage, en évoluant au coeur de collines verdoyantes.  

on se croirait dans les Alpes 


Du coup comme on a passé la journée en voiture, c'est l'occasion de s'attarder sur quelques trucs typiquement colombiens mais qui font notre plus grand bonheur de gringos:

les rabatteurs pour restaurants

les panneaux qu'on comprend pas… 20 km/h???!!!

la French Touch qui débarque en Colombie

pimp my ride!

Petite parenthèse sur cette fierté qu'ont les colombiens à rouler en Renault: la marque est vraiment appréciée là-bas. Au point que les modèles "low cost" estampillés Dacia ici y restent estampillés Renault, et que même les vieilles R21 soient tunées!
Puis la Colombie est peut-être le seul pays où on peut se faire doubler par des Renault alors qu'on roule en Chevrolet xD

Trêve de plaisanterie sur le "made in France" qui s'exporte (c'est Arnaud qui peut être fier), place à la minute historique puisque nous nous arrêtons à Puente de Boyacá. 
Ce lieu est le plus important des champs de batailles de l'histoire du pays puisque c'est ici que le 7 Août 1819 les hommes menés par Bolívar ont battu les troupes espagnoles et ont ainsi gagné l'indépendance du pays (merci Lonely Planet, pour les détails). 
Le nom du lieu vient du pont qu'ont traversé les troupes de Bolívar, et une reconstitution en a été faite en 1939.


le champ de bataille

statue en hommage à Santander (je crois…)


Monumento a Bolívar - les 5 anges représentent les países bolivarianos:
 Venezuela, Colombie, Equateur, Pérou et Bolivie

flamme éternelle en l'honneur de Bolívar

Hasard du calendrier ou répétition quotidienne, nous avons eu l'occasion d'assister à un mini-défilé militaire. Malgré leur bonne volonté, le manque de rigueur militaire et les costumes mal taillés ont fait que ces soldats prêtaient à sourire gentiment.




Bon le jour tombe et il reste encore une bonne heure de route, donc faut pas traîner. Surtout que plus on s'approche du but, plus les routes sont étroites et abîmées (on quitte l'axe principal Bogotá-Tunja): sympa quand tu tombes nez-à-nez avec un méga-truck. Camions qui, je le répète, augmentent à eux-seuls les rejets en CO2 du pays à chaque accélération vu les nuages noirs qui s'échappent de leur pot:


il faut que tu respires…



traversée de Sáchica


Une fois nos quartiers pris dans l'hôtel - La Hormiga, que je recommande pour le cadre et la gentillesse du staff - on file faire un rapide tour dans Villa de Leyva. De toute évidence, en plein jour, ça va mitrailler car ça a l'air très photogénique comme coin :)