Día 14 - Un cóctel de camarones, por favor


Malgré la soirée de la veille (chiva rumbera), pas de place pour la grasse mat' si on veut pouvoir respecter notre timing. N'ayant pas de voiture, c'est un bus privé qui nous emmène de Cartagena à Santa Marta. 
Rdv fixé entre 9h30 et 10h30, ça laisse de la marge… sauf que le gars était là avant, du coup départ à 9h40. Plus vite on part, plus vite on sera arrivés - y en a pour au moins 4h de route. Quoique vu l'état de la route, on va pas vraiment aller très vite. 
Et c'est pas plus mal car perso, le mix rum-aguardiente de la veille passe pas super bien quand je suis secouée en transport… je n'apprécierai donc pas les diverses villes traversées, vu que j'essaie de finir ma nuit.

Je sais juste qu'on est passés par Barranquilla, connue pour son carnaval qui est le plus important du pays (et un des plus grands au monde)… et aussi parce que c'est la ville natale de Shakira!

Arrivés à Santa Marta, on pose nos sacs à l'auberge Masaya - cadre très cool - puis on part à l'assaut des rues de la ville, en direction de la baie. Et à la recherche d'un casse-croûte et/ou de quelque chose de frais à boire (sans alcool ^^)

statue en l'honneur de Bolivar, 
mort à Santa Marta

tous ces câbles, ça me rappelle le Cambodge…

… que j'aimerais pas être à sa place!

en attendant les autres

le port 

la Isla El Morro au large


Laurent essaye de s'intégrer au peuple Tayrona

On finit par s'arrêter dans un petit restaurant, où Laurent remportera le gros lot entre son jugo de je-sais-plus-quel-fruit-au-goût-particulier, accompagné par un succulent cocktail de crevettes…

hmmmm, un bon "jugo de zapatos"

le fameux coctél de camarones, 
ça donne (pas vraiment) envie…

En nous éloignant de la baie, on retourne vers l'effervescence du centre ville, pour arriver sur la place de la Catedral où sont conservées les cendres du fondateur de la ville, Rodrigo de Bastidas. Et où une troupe d'artistes de rue nous a offert de jolies performances:








Une fois le coctél de camarones digéré (ou pas…), on se met en quête d'un restau pour le dîner. Sur notre chemin nous croiserons des chicas en plein cours d'aérobic:

1,2,3, un pasito pa'lante…

à l'Hemingway

Retour au Masaya, histoire de finir tranquillement la soirée, les pieds dans l'eau, en observant l'orage frappant à quelques km de là. 

le patio

la piscine sur le toit

Entre la fatigue (la gueule de bois? noooooo…) et la météo pas top, je n'ai pas accroché pour Santa Marta. Mais de toute façon ce n'était qu'une étape avant notre destination "finale" pour la partie caribéenne du trip. Surprise au prochain post… 

Día 13 - El día de la chiva


Les vieilles pierres c'est joli, mais on est tout de même sur la côte Caraïbes, donc une journée à la playa s'impose un peu! Du coup, direction el archipiélago del Rosario, plus particulièrement la Isla del Encanto - qu'on pourrait littéralement traduire par l'île de l'enchantement… - située à 1h de bateau de Cartagena.

En général quand on réserve ce genre d'excursion, le transport est compris entre votre hôtel et le port. Là c'était le cas, mais c'est juste qu'ils disent à tous les hôtels "rdv à 8h30". Du coup à 8h20, on n'est pas tout à fait prêts (logique…), donc on se fait engueuler parce qu'on met en retard la chiva. Chiva qui attendra pendant 10 bonnes minutes à un autre hôtel… mais bon on est heureux d'y être dans notre première chiva de la journée:

¡vamos a la playa, chicos!

Une fois sur le bateau, c'est parti pour 60 minutes d'embruns marins qui fouettent le visage et de creux qui remuent les tripes:

les resorts luxueux poussent comme des champignons 


cheveux dans le vent!



une des 27 îles de l'archipel

la Isla del Encanto, simili-paradis pour touristes


A l'arrivée, il y a le choix:
- rester sur l'île à se faire bronzer comme une merguez toute la journée, en allant piquer une tête de temps en temps (pas vraiment pour se rafraîchir vu la température de l'eau),
- reprendre le bateau pour aller jusqu'à la isla de San Martin de Pajarales pour son aquarium
- reprendre le bateau pour aller jusqu'à un spot de snorkeling pour 2h.
Après moult discussions, nous avons opté pour le n°3 :)

arrivée au spot de snorkeling

Une fois équipés de nos sexy combos masque+tuba+palmes, c'est parti pour aller explorer les fonds marins. Ayant eu la chance d'explorer une partie d'un des plus beaux spots existant au monde (la Grande Barrière de Corail, en Australie), forcément la comparaison est difficile. Mais comme je m'émerveille facilement et que j'adore nager en mer, j'ai trouvé ça très sympa. Et les autres gringos aussi, c'est l'essentiel. 
Et là on dit merci la GoPro: même si c'est pas la plus extrême des activités, on a pu prendre des photos et filmer :) 

oooooohhhh, c'est beeeeeaaaaauuuuuu 



à la recherche de Némo






Après le déjeuner, le repos du guerrier - dans les hamacs évidemment - s'impose, car ça fatigue de palmer pour courser les poissons! Et au final ce sera déjà l'heure de retourner à Cartagena :(… mais la journée est loin d'être finie! 


malheureusement, comme chaque après-midi le temps se gâte :(



Sur le trajet du retour, on a décrété que le prochain permis que je devrais passer ce serait le permis bateau: au moins lors de nos futurs trips, il suffira de louer un yacht et on sera plus autonomes ^^

Au retour sur la terre ferme, notre chiva se retrouve coincée dans des embouteillages à cause de la marée qui fait des siennes! 




Cartagena, la ville où on vit les pieds dans l'eau, 
littéralement…

La vieille ville a beau être très belle, mais entre la lourdeur du temps, les marées et les touristes (!), je ne pourrais pas y vivre personnellement. 
Bref, une fois douchés et bien propres sur nous, on a juste le temps de se faire un apéro digne de ce nom avant de rembarquer à bord d'une chiva, mais pour faire la fiesta cette fois!!! 
C'est la chiva rumbera, concept permettant de faire la fête tout en tournant dans les quartiers touristiques de Cartagena by night (qu'on remarque pas vraiment, plutôt concentrés à ne pas renverser du rum),  s'arrêter 2-3 fois, avant de finir en boite. 

A bord de la chiva, c'est musique en live grâce à 2-3 zicos locaux - j'ai pu me rendre compte que jouer des maracas c'est pas si simple - et boisson à volonté. Du moment que vous aimez le rum avec ou sans coca, vous n'aurez pas soif :)
Ou alors il suffit d'avoir 2 voisins colombiens très sympas qui partagent avec vous leur aguardiente. Ok, c'est pas forcément moins fort, mais ça désaltère…
apérooooooo!!!!

à bord de la chiva rumbera



Après une telle journée, mais surtout soirée, le réveil sera sportif… mais ça vaudra le coup de faire l'effort, car on démarrera notre route vers un des plus beaux endroits du pays (arrivée prévue dans 2 jours)!

Día 12 - Oh! Mon château-ohohohoh….


Si les châteaux c'est pas votre fort… passez votre tour! Parce qu'aujourd'hui les gringos vont se balader au Castillo San Felipe de Barajas. 


Sans trop rentrer dans les détails technico-historiques, c'est la plus grande forteresse construite par les colons espagnols (d'après Lonely Planet), rien que ça. Ça veut donc dire que c'est pas une visite que vous expédiez en 10 minutes… parce qu'il vous en faut au moins 15 pour aller tout en haut! 

"vous êtes presque arrivés…"

Sans parler du temps hyper-méga-super lourd, qui ne facilite pas du tout les choses… je vous ai dit qu'il faisait lourd à Cartagena?
Malheureusement, la nuit n'a pas suffi à modifier le climat de la ville. Faut faire avec: du coup, je ne ferai pas partie des visiteurs assidus, mais plutôt de ceux qui dès qu'il y a un coin pour se poser y vont. J'aime bien les châteaux, mais pas assez pour suer 3 litres tous les 500 m ^^ 

Je me limiterai donc au minimum syndical du touriste, histoire de rester scotchée devant ce que des hommes ont été capables de bâtir quelques siècles auparavant, et aussi histoire d'admirer la ville d'en haut. 
Mais d'autres - Damien et Laurent pour ne pas les citer - seront de très bons touristes, suivant leur audioguide jusqu'à la fin. 

je suis pas la seule à souffrir du temps :)

vue sur Cartagena

ça en jette!







canon, pièce d'artillerie destinée à…

… servir de banc aux touristes!


en attendant nos bons élèves…

kékidi le monsieur dans le casque??? 

spycrab dans un des nombreux tunnels 

"et là, le drapeau de Colombie"

tous les chemins mènent…

… à Jean Paul II ! 

Après cette matinée placée sous le signe de l'histoire, retour en centre-ville pour que Flore (arrivée la veille) puisse également découvrir la vielle ville. Notre hôtel étant dans la partie moderne, on prend donc le taxi. 
Et là, 2 choses à retenir pour vos futures vacances (peu importe où) - mais peut-être que ça vous semblera tellement évident que vous vous demanderez "ils ont vraiment dit ça?!":
- le "taxi! suivez cette voiture!" ça marche que dans les films, pas dans la vraie vie! On a essayé, mais cela n'a pas été très concluant. Et c'est pas comme si tous les taxis se ressemblaient ici…
- le "on se retrouve en ville" sans plus de précisions, ça vous mène pas loin. Juste à perdre 15-30 minutes à essayer de retrouver les autres gringos de la bande dans une ville qu'on ne connaît pas, sans pouvoir rester au téléphone de façon illimitée car ça coûte une blinde… Bref, on la fait… on le refera pas!

Une fois la bande réunie, objectif trouver un maillot de bain pour Aurore. Et là, même si vous n'êtes pas fan de shopping, vous suivez… car les boutiques sont climatisées - voire sont de véritables frigos tellement le choc thermique est immense!
En plus, elles offrent la possibilité d'attendre dans les meilleures conditions pendant que ces mesdemoiselles font leurs essais. C'est pas Benji et Laurent qui diront le contraire…

France!

"chéri, il me va comment celui-là? chéri?!"

Les essayages finis, nous sommes démasqués au détour d'une rue par un expat' tenant un restau - le "Oh!Lá Lá" - qui nous invite à déguster du rhum colombien - le Dictador.
Comme quoi, ça n'a pas que du mauvais de se faire repérer :)

Après cette pause "désaltérante", on continue nos déambulations dans les rues:
- soit pour avoir les yeux qui brillent devant les diverses boutiques d'émeraudes de la ville - car la Colombie est parmi les premiers exportateurs de cette pierre précieuse, si ce n'est le premier;
- soit pour rechercher désespérément des cartes postales! Ils ne connaissant pas vraiment le concept ici, et moi qui en recherche une bonne vingtaine je galère. Mais pas autant que quand je vais vouloir les envoyer… 

Tout ça fait que l'heure du restau arrive: retour à côté du Oh!Lá Lá pour nous régaler à El Bistro:

pisco sour pour Aurore, 
cocktail typiquement latino-américain 

¡buen provecho!

C'est qu'il faut prendre des forces, vu la journée qui nous attend demain…