Día 15 - Promenons-nous sur la playa, pendant que le caïman n'y est pas


Et voilà, on y arrive à notre destination tant attendue… Situé à 1h de route de Santa Marta, le Parque Nacional Natural Tayrona offre un dépaysement total. C'est pas pour rien que Lonely Planet le classe comme l'un des PNN les plus populaires du pays.
En même temps avec des plages de sable blanc bordées de palmiers, une mer des Caraïbes bleue comme le ciel, sans compter la forêt luxuriante aux alentours, difficile de faire mieux.

Vous me croyez pas?! Voilà, une petite mise en bouche: photos prises depuis notre lodge - Ecohabs Los Naranjos (http://www.ecohabsantamarta.com/ecohabslosnaranjos) - pas mal, non? :D

rien n'a été photoshopé!


le salon

et oui, les gringos étaient là! 

Bon le seul "bémol" (et encore, on n'y a pas été confrontés), c'est qu'apparemment un caïman aurait tendance à se faire dorer la pilule sur la plage parfois… Donc la gérante du lodge nous met en garde, photo à l'appui prise la veille… 
Mais c'est pas ça qui nous empêchera de dormir, n'est-ce pas Benji?!


Même si le cadre suffit à se sentir ailleurs, on va quand même aller tâter la température de l'eau… en espérant ne pas servir d'amuse-gueule à M.Le Caïman!
Tayrona est réputé pour sa faune - les caïmans donc… - c'est donc normal de croiser des poules, des coqs et un .. chat, jouant à cache-cache dans les plantes. J'allais oublier de parler de nos amis les mosquitos… mais ce seront pas eux les pires! 

tu me vois… tu me vois pas!

Avec toutes les étendues de sable blanc à disposition, pourquoi aller chercher loin? On met donc le cap sur… Los Angeles! Ouais, c'est tellement agréable de marcher sur le bord de la route bétonnée, qu'on n'a pas fait gaffe aux km, et on s'est retrouvés à Los Angeles

L.A., nous voilà!

yo! caribbean coast, nigga! 

C'est quand même légèrement différent du L.A. ses US, disons que c'est plus verdoyant :)


je me rappelle plus le nom de cet énorme fruit, 
on se sert de la coque pour faire des bols (il me semble…)


On a beau être dans un cadre idyllique, il ne faut pas oublier qu'on peut se prendre une coco sur la tête, ou se faire emporter par le courant marin… Des pancartes colorées sont là pour nous le rappeler:

"attention aux cocos (qui tombent) et aux courants marins"… 


ah, les jeunes, toujours à tenter le diable!

Une fois le champ de coco traversé, sans perte d'effectif, on arrive enfin sur la plage, pour y trouver… dégun! 

"notre" plage (on était quasi seuls)

Bon, pas de caïman en vue, on se lance! Le truc, c'est qu'il faut pas rester au bord de la plage, car les "vaguelettes" sont plutôt puissantes et peuvent vous tourner au ridicule en quelques secondes (ou comment perdre son maillot et s'en sortir le moins honteusement possible….)
On n'est pas à Marseille, et les vagues c'est pas de la rigolade. Mais ça tu le comprends qu'au bout de 2-3 tasses ^^



youhouuuu, la vaaaaaaaaaague!

Sur une si grande plage, si t'as pas envie de te laisser "bercer" par le courant, tu fais quoi? T'as le choix:
- tu fais des barrages - parce que les châteaux de sable c'est pour les gamins…
- tu te balades sur le sable pour te rendre compte que la plage est rien que pour toi sur des km :)
- tu discutes et tu sers de signal d'attaque aux sandflies… 

Les sandflies, ces petits moucherons des plages, qui sortent discrètement quand le jour décline mais qui se gênent pas pour te piquer à l'insu de ton plein gré. Le truc c'est que tu sens pas quand ils sont en pleine action - comme des micro-piqûres, mais tu crois que c'est ta peau qui tire à cause du sel - par contre ils se rappellent à toi avec force (trop de force!) pendant une bonne dizaine de jours après leur attaque, avec des crises de démangeaisons h-o-r-r-i-b-l-e-s!!!! Et si tu commences à te gratter, t'es foutu! Non seulement ça démange affreusement, mais en plus ça fait des méga-boutons! 

Ne vous inquiétez pas pour Aurore et Flore, elles vont très bien: elles n'étaient que des appâts pour prévenir les sandflies que de la chair fraiche était dispo. Parce que les cibles étaient la deuxième Aurore, et moi! 

hey! les sandflies! c'est l'heure de l'apéro…

quand tu mets 2 ingénieurs process sur une plage 

y a quelqu'un?…

… nope, juste nous :)

Avant que la nuit ne tombe, retour à la casa. 
Vous vous rappelez la petite plage qu'on voyait depuis la terrasse du lodge (première photo)? On a été 2 à se dire que ce serait sympa d'y prendre l'apéro avec le caïman, sur fond de coucher de soleil :)
Du coup on n'est pas rentrées direct, on a un peu traîné des pieds sur le sable…


Bon pas de caïman en vue, mais en échange on a croisé (d'un peu trop près) un cousin éloigné: un serpent, youhouuuuuu! Le 2e du séjour, et pas le dernier… 
Vive mon instinct de survie, ou quand je pose le pied à 10 cm de sa tête et que j'ai le réflexe de reculer sur la marche dans le plus grand des calmes, hum hum… Pour garder un souvenir de cette super rencontre, une petite photo s'impose, avant de trouver un moyen pour le faire déguerpir. En l'occurrence une vieille branche pour le pousser dans l'eau… Ok, je suis pas Indiana Jones, je sais! Mais j'aillais pas rebrousser chemin à cause de "ça"…

bonjour, M.Le Serpent - sur la droite- ça vous dirait pas
d'aller nager un peu?…

Une fois installées sur le rocher, on a attendu le caïman, mais il n'est jamais venu. Alors on a regardé 3 locaux jouaient au foot, on a admiré la forêt dans laquelle était caché notre lodge, et à défaut d'un beau sunset, on a apprécié le changement de couleur du ciel


c'est notre ecohab sur la gauche



Voilà, pour cette première journée dans un coin de paradis terrestre. Ça valait vraiment le coup de faire escale à Santa Marta :)

Día 14 - Un cóctel de camarones, por favor


Malgré la soirée de la veille (chiva rumbera), pas de place pour la grasse mat' si on veut pouvoir respecter notre timing. N'ayant pas de voiture, c'est un bus privé qui nous emmène de Cartagena à Santa Marta. 
Rdv fixé entre 9h30 et 10h30, ça laisse de la marge… sauf que le gars était là avant, du coup départ à 9h40. Plus vite on part, plus vite on sera arrivés - y en a pour au moins 4h de route. Quoique vu l'état de la route, on va pas vraiment aller très vite. 
Et c'est pas plus mal car perso, le mix rum-aguardiente de la veille passe pas super bien quand je suis secouée en transport… je n'apprécierai donc pas les diverses villes traversées, vu que j'essaie de finir ma nuit.

Je sais juste qu'on est passés par Barranquilla, connue pour son carnaval qui est le plus important du pays (et un des plus grands au monde)… et aussi parce que c'est la ville natale de Shakira!

Arrivés à Santa Marta, on pose nos sacs à l'auberge Masaya - cadre très cool - puis on part à l'assaut des rues de la ville, en direction de la baie. Et à la recherche d'un casse-croûte et/ou de quelque chose de frais à boire (sans alcool ^^)

statue en l'honneur de Bolivar, 
mort à Santa Marta

tous ces câbles, ça me rappelle le Cambodge…

… que j'aimerais pas être à sa place!

en attendant les autres

le port 

la Isla El Morro au large


Laurent essaye de s'intégrer au peuple Tayrona

On finit par s'arrêter dans un petit restaurant, où Laurent remportera le gros lot entre son jugo de je-sais-plus-quel-fruit-au-goût-particulier, accompagné par un succulent cocktail de crevettes…

hmmmm, un bon "jugo de zapatos"

le fameux coctél de camarones, 
ça donne (pas vraiment) envie…

En nous éloignant de la baie, on retourne vers l'effervescence du centre ville, pour arriver sur la place de la Catedral où sont conservées les cendres du fondateur de la ville, Rodrigo de Bastidas. Et où une troupe d'artistes de rue nous a offert de jolies performances:








Une fois le coctél de camarones digéré (ou pas…), on se met en quête d'un restau pour le dîner. Sur notre chemin nous croiserons des chicas en plein cours d'aérobic:

1,2,3, un pasito pa'lante…

à l'Hemingway

Retour au Masaya, histoire de finir tranquillement la soirée, les pieds dans l'eau, en observant l'orage frappant à quelques km de là. 

le patio

la piscine sur le toit

Entre la fatigue (la gueule de bois? noooooo…) et la météo pas top, je n'ai pas accroché pour Santa Marta. Mais de toute façon ce n'était qu'une étape avant notre destination "finale" pour la partie caribéenne du trip. Surprise au prochain post… 

Día 13 - El día de la chiva


Les vieilles pierres c'est joli, mais on est tout de même sur la côte Caraïbes, donc une journée à la playa s'impose un peu! Du coup, direction el archipiélago del Rosario, plus particulièrement la Isla del Encanto - qu'on pourrait littéralement traduire par l'île de l'enchantement… - située à 1h de bateau de Cartagena.

En général quand on réserve ce genre d'excursion, le transport est compris entre votre hôtel et le port. Là c'était le cas, mais c'est juste qu'ils disent à tous les hôtels "rdv à 8h30". Du coup à 8h20, on n'est pas tout à fait prêts (logique…), donc on se fait engueuler parce qu'on met en retard la chiva. Chiva qui attendra pendant 10 bonnes minutes à un autre hôtel… mais bon on est heureux d'y être dans notre première chiva de la journée:

¡vamos a la playa, chicos!

Une fois sur le bateau, c'est parti pour 60 minutes d'embruns marins qui fouettent le visage et de creux qui remuent les tripes:

les resorts luxueux poussent comme des champignons 


cheveux dans le vent!



une des 27 îles de l'archipel

la Isla del Encanto, simili-paradis pour touristes


A l'arrivée, il y a le choix:
- rester sur l'île à se faire bronzer comme une merguez toute la journée, en allant piquer une tête de temps en temps (pas vraiment pour se rafraîchir vu la température de l'eau),
- reprendre le bateau pour aller jusqu'à la isla de San Martin de Pajarales pour son aquarium
- reprendre le bateau pour aller jusqu'à un spot de snorkeling pour 2h.
Après moult discussions, nous avons opté pour le n°3 :)

arrivée au spot de snorkeling

Une fois équipés de nos sexy combos masque+tuba+palmes, c'est parti pour aller explorer les fonds marins. Ayant eu la chance d'explorer une partie d'un des plus beaux spots existant au monde (la Grande Barrière de Corail, en Australie), forcément la comparaison est difficile. Mais comme je m'émerveille facilement et que j'adore nager en mer, j'ai trouvé ça très sympa. Et les autres gringos aussi, c'est l'essentiel. 
Et là on dit merci la GoPro: même si c'est pas la plus extrême des activités, on a pu prendre des photos et filmer :) 

oooooohhhh, c'est beeeeeaaaaauuuuuu 



à la recherche de Némo






Après le déjeuner, le repos du guerrier - dans les hamacs évidemment - s'impose, car ça fatigue de palmer pour courser les poissons! Et au final ce sera déjà l'heure de retourner à Cartagena :(… mais la journée est loin d'être finie! 


malheureusement, comme chaque après-midi le temps se gâte :(



Sur le trajet du retour, on a décrété que le prochain permis que je devrais passer ce serait le permis bateau: au moins lors de nos futurs trips, il suffira de louer un yacht et on sera plus autonomes ^^

Au retour sur la terre ferme, notre chiva se retrouve coincée dans des embouteillages à cause de la marée qui fait des siennes! 




Cartagena, la ville où on vit les pieds dans l'eau, 
littéralement…

La vieille ville a beau être très belle, mais entre la lourdeur du temps, les marées et les touristes (!), je ne pourrais pas y vivre personnellement. 
Bref, une fois douchés et bien propres sur nous, on a juste le temps de se faire un apéro digne de ce nom avant de rembarquer à bord d'une chiva, mais pour faire la fiesta cette fois!!! 
C'est la chiva rumbera, concept permettant de faire la fête tout en tournant dans les quartiers touristiques de Cartagena by night (qu'on remarque pas vraiment, plutôt concentrés à ne pas renverser du rum),  s'arrêter 2-3 fois, avant de finir en boite. 

A bord de la chiva, c'est musique en live grâce à 2-3 zicos locaux - j'ai pu me rendre compte que jouer des maracas c'est pas si simple - et boisson à volonté. Du moment que vous aimez le rum avec ou sans coca, vous n'aurez pas soif :)
Ou alors il suffit d'avoir 2 voisins colombiens très sympas qui partagent avec vous leur aguardiente. Ok, c'est pas forcément moins fort, mais ça désaltère…
apérooooooo!!!!

à bord de la chiva rumbera



Après une telle journée, mais surtout soirée, le réveil sera sportif… mais ça vaudra le coup de faire l'effort, car on démarrera notre route vers un des plus beaux endroits du pays (arrivée prévue dans 2 jours)!